vendredi 25 novembre 2016

Le nouveau défi

Encore ce matin, la pluie s'est arrêtée et m'a envoyé une nouvelle idée fixe : «Aujourd'hui, je veux me trouver une noix de coco sauvage et la manger tout seul.» Bien qu'il y ait des vendeurs de cocos à tous les 50 mètres en ville, je voulais moi même la trouver, l'ouvrir et la manger.

Pour ce faire, je pars vers l'est. Cette fois, je prévois le coup et j'enfile mes sandales. En aparté, vous allez peut-être vous demander pourquoi je ne vous parle pas beaucoup de plongée. En fait, le temps pluvieux ne nuit pas tellement à la plongée. Après les premiers mètres, sous l'eau, c'est assez semblable. S'il est vrai que je n'en ai pas fait beaucoup dans ces premiers jours, c'est surtout parce que c'est assez venteux. Ça peut être amusant de plonger par temps de grosses vagues pour le défi de se stabiliser sous l'eau, mais à choisir, je préfère attendre les jours plus cléments qui viendront bientôt. J'ai plein de temps encore!

Du côté est de l'île, il y a beaucoup de grosses villas; des baraques 10 fois trop grosses, sur le bord de la mer. Il y en a une qui a un nom qui me fait sourire.


Après «Life is a bitch»...

Villa toute simple et son jardin, tout inclus, 3 millions, contactez REMAX Utila.

Les chemins ont aussi des trous d'eau, mais rien de comparable avec ce que j'ai vu hier. Comme le chemin suit la côte un bon bout, le paysage est très différent. Puis on s'enfonce soudainement à nouveau dans jungle que je trouve toujours aussi mystérieuse et envoûtante. Ayant un peu oublié mon défi, je croise soudainement une petite noix de coco par terre. Yé! Je la ramasse et cherche un outil pour l'ouvrir. Je suis dans le néant jusqu'à ce que j'arrive à un pic rocheux incroyable sur lequel les vagues déferlent. À travers les époques, l'eau a sculpté dans le roc des aiguilles acérées et des reliefs tranchants. 

Attention, ça pique!

À proximité, je trouve une pierre à bout pointu qui devrait faire l'affaire.

À nous deux, noix de coco!

Je prends la pierre à deux mains et je la fracasse sur le fruit avec l'ardeur du chasseur tuant sa proie. La coquille se fend et un immense filet d'eau de coco me gicle au visage. Me voilà devenu bestial. Je lâche précipitamment la roche et me rue sur la fissure pour boire tout ce qui s'en écoule. Il y a beaucoup trop de satisfaction dans le geste pour ce qu'il s'avère être dans la réalité. J'ai l'air d'un vrai sauvage assoiffé. J'ai la face et le cou détrempés, mais c'est diablement bon! Reste à voir si la chair sera à point. Pour avoir déjà mangé des cocos frais auparavant, je sais que je ne dois pas m'attendre à la chair épaisse et tendre des noix de coco qui ont vieilli et qui nous parviennent à Montréal. L'albumen d'un coco frais est plus mince et il est gélatineux.
 
Ce n'est pas le cas ici... Ce coco n'est pas à point.

Je n'ai jamais compris comment on peut reconnaître un coco mûr. Mon défi n'est pas relevé complètement. J'essuie les coulisses d'eau de coco dans mon visage et je rebrousse chemin en portant une attention particulière aux cocotiers pas trop hauts. J'en repère quelques uns et j'essaie plusieurs techniques de cueillette. Je commence par tenter de lancer des pierres sur les cocos à bonne distance, mais avec ma dextérité c'est peine perdue. Je tente tout de même une technique moins complexe qui consiste à me placer juste au dessus du coco convoité et de lancer une pierre en ligne droite vers le haut. J'arrête cette technique quand je réalise qu'une roche qu'on lance en ligne droite tombe aussi en ligne droite! Pas d'inquiétudes, je ne suis pas blessé. Vient ensuite la technique de la piñata. Je me trouve des bâtons et je tapoche dans le tas!

 Même avec mon super instrument, rien n'y fait.

Je poursuis mon chemin en me résignant à chercher les cocos qui sont déjà tombés par terre. J'en aperçois plein dans les cours des grandes villas. Il y en a justement une qui semble inhabitée. Ne sachant pas trop à quoi ressemble un coco mûr, je ne prends pas de chance. J'en ramasse huit de toutes tailles et de toutes les couleurs! Dans un chantier de villa abandonné, je trouve un éclat de brique qui fera l'affaire pour les ouvrir. 

C'est parti!

Ma conclusion : sur les huit cocos, un seul avait une chair que j'ai pu manger. Dès qu'un coco est un peu fendillé au sol, ne le prenez pas. Son intérieur est déjà en train de fermenter. C'est tout de même un succès! J'aurai bu et mangé du coco aujourd'hui. J'aurais aimé aller le chercher à la machette en grimpant à l'arbre, mais bon... ce sera pour un autre jour.

Miam, miam!



Où en sommes-nous dans l'exploration de l'île? 


2 commentaires:

  1. Hihi, j'ai hâte de raconter cette saga de la noix de coco à mon amoureux ! Ce fruit est décidément propice aux histoires qui font rire (;

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